Eco-pâturage caprin sur la Renouée du Japon à Belleville

Une nouvelle expérimentation à Belleville pour la maîtrise de la renouée: combinaison écopâturage et fauche pour la méthanisation

Après les premiers tests réussis sur le site de Sadoul en partenariat avec la mairie de Laxou, c’est à Belleville, au sud de Pont à Mousson, que vient d’être mise en place une nouvelle expérimentation d’écopâturage. Avec la coopération de l’ENSAIA, de l’association de la chèvre de Lorraine, de Floraine et de la commune de Belleville, Jennifer Barbarat, éleveuse de chèvres, vient d’installer 5 chèvres dans un enclos de 1500 m² recouvert en partie par la renouée du Japon. Si tout se passe bien, les animaux devraient pouvoir rester jusqu’à la fin de l’automne, période où la renouée, qui a été fauchée régulièrement va commencer à sécher. Sur cette même surface, une fauche de renouée et son stockage sous forme d’ensilage est prévue avec l’entreprise Noremat au printemps pour tester l’efficacité de cette plante en méthanisation. L’ensemble de la démarche sera intégrée dans le cadre d’un projet Pro de première année ENSAIA.

Juliette et ses copines

Juliette et ses copines

L’équipe technique qui a déjà reçu la visite des habitants lors de la conception de l’enclos

L’équipe technique qui a déjà reçu la visite des habitants lors de la conception de l’enclos

Ne pas oublier de communiquer auprès des riverains

Ne pas oublier de communiquer auprès des riverains

Alternatiba Nancy

L’association était présente sous le soleil au Village Festif Alternatiba à Nancy (54). La manifestation a attiré un large public ce week-end (13 & 14 juin 2015) place Carnot, en proposant des alternatives locales et concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique. De nombreux promeneurs et visiteurs se sont arrêtés pour découvrir la Chèvre de Lorraine, les enjeux de sa sauvegarde ainsi que les projets que nous menons en parallèle et en particulier l’éco-pâturage des Renouées du Japon.

Merci à Sarah BERNHARD, Fanny PERRIN, Samy ALAIS et Yves LE ROUX qui sont venus prêter main forte pour l’animation du stand tout au long du weekend.

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Deux boucs contre une Renouée

À force de brouter, Jafar et Jacky pourraient fournir le remède à un désastre écologique…

Entre la chèvre et le chou, on peut encore se demander qui ménager. Mais entre la renouée et le bouc, c’est indiscutablement le bouc qui doit l’emporter. Du moins l’espère-t-on à Laxou où depuis à peine deux mois Jacky et Jafar ont été invités à un grand banquet végétal. Deux jeunes boucs d’à peine plus d’un an, deux très beaux représentants de la race des « chèvres de Lorraine » arborant ce pelage moucheté noir et blanc si caractéristique, et surtout deux grands voraces à qui vient d’être offerte une véritable corne d’abondance : une parcelle de renouée de Sakhaline.

Comme celle du Japon, ou comme la bohemica, la renouée de Sakhaline est de ces plantes introduites en France il y a plus d’un siècle et qui, depuis, se sont rendues littéralement maîtresses du territoire. Au détriment de toute autre variété végétale, incapable de pousser dans l’ombre d’une renouée. Une plaie, une calamité, un désastre écologique ! Tel est la nature profonde de la renouée.

« Et en même temps fascinante », remarque Laurence Wieser, adjointe à l’environnement de la ville de Laxou. « Non contente d’avoir une capacité de croissance telle qu’en quelques semaines elle atteint 2,50 m, de s’étaler en larges feuilles à l’ombre desquelles rien ne peut pousser, elle secrète en plus des substances antigerminatives ! » Lesquelles empêchent d’autres plantes de s’installer. « Drôlement malin ! »

Prêts à tout

Mais qu’on ne s’y trompe pas, cette admiration apparente n’en cache pas moins une réelle volonté d’éradication. Laurence Wieser, de même que Paul Montagne, de l’association Floraine, ou encore Stefan Jurjanz et ses élèves de l’école d’agronomie l’Ensaia (au moins une trentaine) sont prêts à tout.

Encore faut-il identifier le « tout ». Jusqu’à présent, aucune solution satisfaisante n’a été trouvée pour débarrasser nos paysages de cette plante invasive. Or peut-être nos deux boucs vont-ils offrir en partie l’antidote…

Jacky et Jafar sont en effet les chevilles ouvrières d’une expérimentation singulière : l’écopâturage anti-renouée. Installé depuis quelques semaines sur un terrain escarpé adossé au site Sadoul, en lisière du quartier des Provinces, le duo animal s’est vu confier une mission de la plus haute importance : manger. Dévorer. Engouffrer la fameuse renouée. Et ils s’y emploient vaillamment, nos deux Attila à quatre pattes. Il est vrai qu’en l’espèce ils n’ont rien d’autre à brouter.

Épuiser la plante

Après ce rasage en règle, il ne faudra guère que deux ou trois semaines à l’incroyable végétal pour envahir à nouveau le terrain tant sa vigueur est phénoménale. Puis les deux compères devront engloutir de plus belle. « Ce qui pourrait paraître désespérant », concède Paul Montagne. « Mais l’objectif c’est bien de finir à terme par épuiser le végétal. Or les signes sont déjà encourageants. » Étant entendu qu’une seule année ne suffira pas à venir à bout de l’indésirable. Étant entendu, aussi, que cette solution ne s’adaptera pas à toutes les situations. D’où l’impératif d’en trouver d’autres (lire ci-dessous).

En attendant, choyés par les étudiants de l’Ensaia qui procèdent aux relevés, régulièrement pesés pour s’assurer de la capacité nutritive du fourrage, Jacky et Jafar mangent tout leur content !

Lysiane GANOUSSE / Crédit Photo Frédéric MERCENIER

Article en ligne : http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2015/06/10/laxou-deux-boucs-contre-une-renouee

Rencontre Régionale pour une gestion intégrée des Renouées invasives

   Fort d’un engagement de plus de 4 ans dans la lutte contre les renouées asiatiques, la ville de Laxou en collaboration avec l’association Floraine (Association des botanistes lorrains) et l’ENSAIA (Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries Alimentaires), ainsi qu’avec le partenariat et le soutien de l’Association des Amis de laChèvre de Lorraine, de l’entreprise Noremat, du Conseil Général 54 et de la DGER Lorraine, organisent une rencontre régionale pour une gestion intégrée des renouées invasives le 11 juin 2015.

Cette rencontre s’adresse aux gestionnaires de sites envahis par des renouées (collectivité locale, association, entreprise…) et aux  acteurs de l’enseignement et de la recherche traitant de cette thématique. La matinée sera consacrée à des interventions plénières en salle et l’après-midi à des visites de sites d’expérimentation.

A cette occasion, divers intervenants du Grand Est impliqués dans la lutte contre ces plantes présenteront les résultats de leurs travaux visant à réguler l’invasion des renouées. Par ailleurs, Laxou, Floraine et l’ENSAIA communiqueront aux participants un ensemble de résultats d’essais sur des modes de lutte innovants actuellement à l’essai à Laxou (écopâturage, restauration écologique).

Pour plus d’informations et pour vous inscrire au colloque : https://renouees2015.wordpress.com/

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